21 mars 1960Date connue au jour
La police tue des manifestants à Sharpeville
Sharpeville, Afrique du Sud · Afrique
- Pouvoirs et conflits
- Économie et sociétés
Le 21 mars 1960, à Sharpeville, la police sud-africaine ouvre le feu sur des personnes rassemblées contre les lois imposant des documents de circulation à la population noire. Ces contrôles appartiennent au système de l’apartheid, qui organise une hiérarchie raciale et restreint les déplacements, le travail et la résidence. Le massacre révèle la violence exercée pour maintenir cet ordre. Il provoque une indignation qui dépasse les frontières sud-africaines. Pour comprendre l’événement, il faut replacer la manifestation dans une histoire de résistances et d’organisations politiques, plutôt que de la traiter comme une explosion isolée. La mémoire de Sharpeville devient ensuite un repère international de lutte contre le racisme.
Pour comprendre
Sharpeville montre comment un dispositif administratif apparemment ordinaire peut servir une domination politique et raciale. Le massacre aide à relier les restrictions concrètes imposées aux personnes, les mobilisations qui les contestent et la construction d’une solidarité internationale contre l’apartheid sud-africain.
