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    PouvoirsDocument illustré · 1800–1900

    Berlin : qui est absent de la table des négociations ?

    Cette illustration de presse de 1884 représente la conférence de Berlin. Autour d’une table, des diplomates discutent de règles concernant l’Afrique. Observer les acteurs présents doit aussi conduire à une autre question : quelles sociétés ne participent pas comme parties souveraines à cette négociation ?

    La conférence de Berlin : document historique reproduit.
    Adalbert von Rößler / Über Land und Meer, La conférence de Berlin, 1884. Illustration de presse contemporaine de la conférence ; ce n’est pas une carte de toutes les frontières africaines. Via Wikimedia Commons ; domaine public.Date de l’image : 1884. Illustration de presse contemporaine de la conférence ; ce n’est pas une carte de toutes les frontières africaines.Adalbert von Rößler / Über Land und Meer / Wikimedia Commons — domaine public · notice source · Public Domain Mark 1.0 · Image redimensionnée et convertie en WebP, sans recadrage ni retouche.

    Deux dates à distinguer

    Le document
    La conférence de Berlin
    1884
    Le repère historique
    1884–1885 · La conférence de Berlin discute les règles de l’expansion coloniale
    Berlin, Allemagne

    Illustration de presse contemporaine de la conférence ; ce n’est pas une carte de toutes les frontières africaines.

    Le contexte historique

    Réunie de novembre 1884 à février 1885, la conférence de Berlin traite notamment de navigation, de commerce et de règles entre puissances coloniales en Afrique. Les sociétés africaines n’y sont pas représentées comme parties souveraines à la négociation. La conférence ne dessine pas à elle seule toutes les frontières du continent en une réunion : les conquêtes, les accords et les résistances continuent. Ses dispositions participent toutefois à l’accélération et à la légitimation de la domination coloniale.

    Comprendre le document

    Une illustration de presse sélectionne une scène et rend un événement intelligible pour ses lecteurs. La table, les costumes et la disposition des personnages construisent un espace diplomatique. Ce n’est pas une carte où toutes les frontières africaines auraient déjà été tracées. Les règles adoptées portent notamment sur les relations entre puissances, la navigation et le commerce. Les occupations militaires et les accords locaux se poursuivent ensuite. Une prétention reconnue dans une négociation ne vaut donc pas contrôle effectif de chaque territoire.

    Ce que le document ne permet pas d’affirmer

    La conférence s’étend de 1884 à 1885 ; l’image date de 1884. Les sociétés africaines ne sont pas représentées comme partenaires souverains. Il ne faut pas présenter cette absence comme une absence d’organisation politique ou de résistance en Afrique. La victoire éthiopienne d’Adoua, étudiée dans une notice de la frise, rappelle cette capacité d’action. Comparer l’image au portrait de Qianlong ou au Jeu de paume interroge d’autres mises en scène du pouvoir, sans confondre leurs finalités.

    À retenir

    Un accord entre puissances peut organiser une domination sans le consentement des populations concernées. Il faut distinguer revendication diplomatique, conquête et contrôle effectif.

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    Sources et documents pour approfondir

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