Le contexte historique
Cuba, indépendante depuis 1902, vit sous la dictature de Fulgencio Batista depuis 1952. En décembre 1956, Fidel Castro et une poignée de compagnons, dont Ernesto « Che » Guevara, débarquent sur l'île et s'installent dans les montagnes de la Sierra Maestra. Leur guérilla gagne peu à peu l'appui d'une partie de la population, lassée de la corruption et des inégalités. Le 1er janvier 1959, Batista fuit le pays ; les insurgés entrent dans La Havane.
Le nouveau pouvoir lance une réforme agraire et nationalise de grandes entreprises, souvent américaines. Les États-Unis ripostent par un embargo commercial. Cuba se rapproche alors de l'URSS, qui achète son sucre et lui fournit du pétrole. En avril 1961, un débarquement d'exilés cubains soutenus par la CIA échoue à la baie des Cochons ; en octobre 1962, l'installation de missiles soviétiques sur l'île provoque la crise la plus dangereuse de la guerre froide.
Comprendre le repère
La révolution cubaine illustre la logique des blocs : un petit pays peut devenir un enjeu mondial dès lors qu'il change de camp. Elle devient aussi un symbole puissant pour les mouvements révolutionnaires d'Amérique latine et d'Afrique, tandis que ses opposants dénoncent la dérive autoritaire du régime : parti unique, censure, emprisonnement des dissidents.
Ce qu'il faut éviter d'affirmer
La révolution n'était pas communiste à l'origine : le rapprochement avec l'URSS suit la rupture avec les États-Unis, en 1960-1961. La crise des missiles de 1962 est une conséquence de ce basculement, non son point de départ. Enfin, le régime instauré en 1959 est toujours en place, dirigé après Fidel Castro par son frère Raúl puis par Miguel Díaz-Canel.
À retenir
La révolution cubaine fait entrer la guerre froide aux portes des États-Unis. Elle devient aussi un symbole pour de nombreux mouvements révolutionnaires d’Amérique latine et d’Afrique.


