Le contexte historique
Arrivé au pouvoir en 1985, Mikhaïl Gorbatchev tente de réformer l'URSS, dont l'économie planifiée s'essouffle. Ses deux mots d'ordre sont la perestroïka, la restructuration économique, et la glasnost, la transparence. Mais les réformes libèrent des forces qu'il ne contrôle plus : les républiques de l'Union, des États baltes au Caucase, réclament leur indépendance, et les pays d'Europe de l'Est quittent le camp soviétique en 1989.
En août 1991, des conservateurs tentent un coup d'État contre Gorbatchev. Le putsch échoue en trois jours, face à la résistance menée par Boris Eltsine, président de la Russie. Mais il achève le pouvoir central : les républiques proclament leur indépendance les unes après les autres. Le 25 décembre, Gorbatchev démissionne ; le 26, l'URSS est dissoute. Le drapeau rouge est amené du Kremlin.
Comprendre le repère
La fin de l'URSS clôt la guerre froide, cette rivalité entre deux blocs qui organisait le monde depuis 1947. Quinze républiques deviennent des États indépendants, dont la Russie, l'Ukraine, le Kazakhstan et les pays baltes. La transition est difficile : effondrement de la production, inflation, paupérisation. Les frontières héritées de l'époque soviétique, qui mêlent des populations différentes, restent aujourd'hui des lignes de tension, comme le montre la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
Ce qu'il faut éviter d'affirmer
L'URSS ne s'est pas effondrée d'un coup en 1989 : la chute du mur de Berlin concerne l'Europe de l'Est, et l'Union elle-même survit encore deux ans. La Russie n'est pas un nouveau nom pour l'URSS : elle est l'une des quinze républiques issues de la dissolution, la plus vaste et la plus peuplée. Enfin, la fin de la guerre froide n'a pas signifié la fin des conflits, ni l'alignement du monde sur un modèle unique.
À retenir
La fin de l’URSS clôt la guerre froide qui opposait deux blocs depuis 1947. Elle redessine la carte de l’Europe et de l’Asie centrale, avec des frontières et des minorités qui restent des sujets de tension.


