Retrouver le repère sur la frise
    Sociétés et croyancesDocument illustré · 1800–1900

    Waitangi : lire un accord dans ses différentes versions

    Cette image reproduit la feuille de Waitangi, l’un des documents du traité de 1840. La reproduction est un fac-similé publié en 1877 : elle ne doit pas être confondue avec une photographie de tous les originaux. Les signatures et le texte invitent à examiner qui s’engage et sur quels mots.

    La feuille de Waitangi du traité : document historique reproduit.
    Archives New Zealand / Wikimedia Commons, La feuille de Waitangi du traité, Document de 1840 ; fac-similé publié en 1877. Reproduction d’une des feuilles du traité ; ce document ne réunit pas les neuf feuilles signées. Via Wikimedia Commons ; domaine public.Date de l’image : Document de 1840 ; fac-similé publié en 1877. Reproduction d’une des feuilles du traité ; ce document ne réunit pas les neuf feuilles signées.Archives New Zealand / Wikimedia Commons / Wikimedia Commons — domaine public · notice source · Public Domain Mark 1.0 · Image redimensionnée et convertie en WebP, sans recadrage ni retouche.

    Deux dates à distinguer

    Le document
    La feuille de Waitangi du traité
    Document de 1840 ; fac-similé publié en 1877
    Le repère historique
    1840 · Le traité de Waitangi est signé
    Waitangi et Nouvelle-Zélande

    Reproduction d’une des feuilles du traité ; ce document ne réunit pas les neuf feuilles signées.

    Le contexte historique

    Le 6 février 1840 commence la signature du traité de Waitangi entre des représentants de la Couronne britannique et des rangatira Māori. Des signatures sont ensuite recueillies dans d’autres lieux. Les textes anglais et māori ne donnent pas les mêmes formulations du pouvoir accordé et des droits conservés, notamment autour de la souveraineté. Cette différence est au cœur de conflits et d’interprétations qui se poursuivent bien au-delà du XIXe siècle.

    Comprendre le document

    Les textes māori et anglais ne formulent pas de façon identique les pouvoirs transférés et les droits conservés. Ce désaccord ne se réduit pas à une coquille : il touche le sens politique de l’engagement. Une signature ne permet pas de conclure que toutes les parties avaient une compréhension commune. Il faut revenir aux formulations, aux traductions et aux circonstances de la négociation. Les autres feuilles portent d’autres signatures ; l’image d’une seule feuille ne représente donc pas à elle seule tous les signataires.

    Ce que le document ne permet pas d’affirmer

    Le fac-similé distingue la date de l’accord de celle de sa reproduction. Il ne permet pas d’entendre les discussions ni de supposer un consentement uniforme à toutes les politiques coloniales ultérieures. Le dessin de Tupaia rappelle l’existence de savoirs et de relations propres aux sociétés du Pacifique. La gravure du Jeu de paume ouvre une comparaison sur les engagements politiques écrits et leurs images, tout en conservant des contextes très différents.

    À retenir

    Traduire un accord politique n’est pas un geste neutre. La coexistence de versions différentes oblige à examiner le vocabulaire, les attentes des signataires et les rapports de pouvoir.

    Documents liés

    Sources et documents pour approfondir

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