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    Question d'oral

    Green chemistry : quels principes concrets (déchets, solvants, énergie) peut-on citer ?

    Réponse d'oral

    La chimie verte repose sur des principes concrets : prévenir les déchets, choisir des solvants moins dangereux et réduire l’énergie nécessaire aux réactions. L’idée est simple : mieux vaut concevoir une fabrication propre dès le départ que dépolluer après coup. Formalisée en douze principes par Paul Anastas et John Warner en 1998, cette démarche concerne aussi bien les médicaments que les peintures ou les plastiques. Elle cherche à limiter les risques sans renoncer à l’efficacité.
    Pour les déchets, le premier réflexe est de privilégier l’économie d’atomes : incorporer le maximum d’atomes des réactifs dans le produit recherché, plutôt que dans des sous-produits à éliminer. Réduire les étapes de fabrication et employer un catalyseur peut également diminuer les rejets. Un catalyseur facilite une réaction sans être consommé dans son bilan global. Pour les solvants, qui servent notamment à dissoudre les substances, on cherche à réduire les quantités, à les recycler ou à s’en passer. Remplacer certains solvants chlorés par de l’eau ou de l’éthanol peut être préférable, selon la réaction. Mais aucun solvant n’est automatiquement « vert » : sa toxicité, sa fabrication et son recyclage comptent aussi.
    Enfin, la sobriété énergétique consiste à éviter, lorsque c’est possible, les fortes températures et les pressions élevées. Dans les lessives, par exemple, des enzymes facilitent l’élimination de certaines taches à 30 °C, ce qui réduit l’énergie consacrée au chauffage de l’eau. Le bilan doit toutefois couvrir toute la fabrication et l’utilisation du produit. Une chimie plus verte invite donc à repenser non seulement nos procédés, mais aussi les produits dont nous avons réellement besoin.