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    Question d'oral

    En 1929–1933, pourquoi la crise est-elle devenue une dépression ? Quels mécanismes ont aggravé ?

    Réponse d'oral

    Entre 1929 et 1933, la crise est devenue une dépression parce que le krach boursier a déclenché une réaction en chaîne, aggravée par les faillites bancaires, la déflation et des politiques économiques inadaptées. Le krach de Wall Street d’octobre 1929 n’explique donc pas tout. Il frappe une économie déjà fragilisée par l’endettement et la spéculation. Les ménages perdent une partie de leur patrimoine et réduisent leurs achats. Les entreprises, inquiètes pour leurs ventes, freinent leurs investissements. La production recule, les licenciements augmentent, puis le chômage fait encore baisser la consommation.
    Les faillites bancaires accélèrent cet engrenage. Craignant de perdre leurs économies, les déposants retirent leur argent. Les banques manquent de fonds, certaines ferment, et les autres réduisent leurs prêts. Même des entreprises viables ne peuvent plus se financer. En parallèle, la déflation, c’est-à-dire la baisse générale des prix, alourdit le poids réel des dettes : les revenus diminuent, mais les sommes à rembourser restent identiques. Pour payer, ménages et entreprises vendent leurs biens et réduisent leurs dépenses, ce qui pousse encore les prix vers le bas.
    Enfin, les réponses publiques amplifient souvent la chute. La banque centrale américaine laisse la monnaie et le crédit se contracter. L’étalon-or freine les mesures de soutien, tandis que les politiques d’austérité compriment la demande. Le protectionnisme, notamment le tarif américain Smoot-Hawley de 1930, suscite des représailles et affaiblit le commerce mondial. En 1933, environ un quart des travailleurs américains sont au chômage. Cette catastrophe pose une question toujours actuelle : comment empêcher qu’une crise de confiance ne devienne une crise de toute la société ?