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    Question d'oral

    Qu'a changé le pass Culture pour la BD ?

    Réponse d'oral

    Le pass Culture a changé l’économie de la BD en France en stimulant les achats des jeunes, surtout de mangas, et en facilitant leur accès aux librairies. Généralisé en mai 2021, il accordait alors 300 euros aux jeunes de 18 ans pour des dépenses culturelles. Les livres ont rapidement dominé les réservations, avec une place majeure pour les mangas. Concrètement, un lecteur pouvait acheter plusieurs tomes de One Piece ou de Demon Slayer sans les financer sur son budget personnel. Le dispositif a ainsi réduit le frein du prix et accompagné le boom du manga, sans en être l’unique cause : les adaptations animées et les réseaux sociaux ont aussi joué.
    Pour les libraires et les éditeurs, cette demande soutenue par l’argent public a représenté un débouché supplémentaire. Elle a notamment profité aux séries déjà populaires et aux maisons qui les publient, comme Glénat ou Pika. Mais acheter davantage ne signifie pas forcément découvrir davantage. Le surnom de « pass manga » résume cette tension : faut-il financer les goûts existants ou encourager leur diversification ? Le conseil des libraires peut justement transformer l’achat d’une série connue en découverte d’un autre univers.
    Enfin, le pass Culture n’a pas réglé la précarité des auteurs. Une hausse des ventes ne bénéficie pas également à tous : les revenus dépendent des contrats, des droits et du succès de chaque titre. Le dispositif soutient donc surtout la consommation, plutôt que directement la création. Reste à savoir comment faire de cette première liberté d’achat une curiosité culturelle durable.