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    Question d'oral

    Pourquoi parle-t-on d’intermittence pour solaire/éolien et quelles réponses techniques existent ?

    Réponse d'oral

    On parle d’intermittence pour le solaire et l’éolien parce que leur production électrique dépend du soleil et du vent, et ne peut donc pas être garantie à chaque instant. Les panneaux photovoltaïques ne produisent pas la nuit et produisent moins sous les nuages. Une éolienne s’arrête si le vent est trop faible ou trop fort. Le mot « variabilité » est aussi utile : ces variations ne sont pas totalement imprévisibles, puisque la météo permet d’en anticiper une partie. La difficulté vient du réseau électrique : à chaque instant, la production doit équilibrer la consommation.
    La première réponse technique est le stockage. Les batteries peuvent conserver une partie de l’électricité produite à midi pour la restituer le soir. Les stations de transfert d’énergie par pompage, ou STEP, utilisent les surplus pour remonter de l’eau dans un réservoir ; celle-ci redescend ensuite à travers des turbines. En France, la STEP de Grand’Maison, mise en service en 1985, atteint une puissance de 1 800 MW. Mais tout stockage a des pertes et une capacité limitée : couvrir quelques heures n’est pas couvrir plusieurs semaines.
    D’autres réponses se complètent : renforcer les interconnexions entre régions, diversifier les lieux de production et adapter certains usages, comme la recharge des voitures, aux heures où l’électricité est abondante. Des moyens pilotables, notamment l’hydraulique de barrage ou des centrales thermiques, peuvent également prendre le relais, avec des émissions variables selon leur combustible. L’enjeu n’est donc pas seulement de produire une électricité bas-carbone, mais d’organiser un système capable de la fournir au bon moment.