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    Question d'oral

    Faim et prix alimentaires : quels liens entre conflits, climat, marchés et politiques publiques ?

    Réponse d'oral

    La faim et les prix alimentaires dépendent des liens entre conflits, climat, marchés et politiques publiques : ces facteurs déterminent les récoltes, leur circulation et la capacité des populations à se nourrir. La faim ne vient donc pas seulement d’un manque de nourriture. Elle apparaît aussi lorsque les familles n’ont plus les moyens de l’acheter. Les conflits détruisent des cultures, déplacent les agriculteurs et bloquent les routes commerciales. En février 2022, l’invasion russe de l’Ukraine a perturbé les exportations de céréales par la mer Noire. La hausse du prix de l’énergie et des engrais a également renchéri la production agricole, fragilisant les pays importateurs.
    Le changement climatique amplifie ces tensions. Sécheresses, inondations et chaleurs extrêmes peuvent réduire les rendements, parfois dans plusieurs régions à la fois. Les marchés transmettent alors ces chocs : une récolte plus faible ou la crainte d’une pénurie peuvent faire monter les prix. Le commerce international permet pourtant aussi de compenser une mauvaise récolte locale. Le problème s’aggrave lorsque des États limitent leurs exportations pour protéger leur population : ils peuvent ainsi accroître la pénurie ailleurs.
    Les politiques publiques peuvent amortir ces crises grâce aux aides alimentaires ciblées, aux cantines scolaires, aux stocks de sécurité et au soutien à une agriculture adaptée au climat. Mais bloquer durablement les prix sans soutenir les producteurs risque de décourager la production. L’urgence humanitaire doit donc s’accompagner d’une coopération internationale et d’investissements agricoles. Comment protéger l’alimentation de chacun sans reporter l’insécurité sur les autres pays ?