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    Question d'oral

    Comment concilier justice climatique (responsabilité historique) et efficacité (réduction rapide des émissions) ?

    Réponse d'oral

    Concilier justice climatique, fondée sur la responsabilité historique, et efficacité, qui exige une réduction rapide des émissions, suppose de demander davantage aux pays riches tout en faisant participer tous les grands émetteurs. Les États industrialisés ont largement contribué à l’accumulation de gaz à effet de serre depuis le XIXe siècle. Ils disposent aussi de moyens financiers et techniques supérieurs. Il est donc juste qu’ils réduisent leurs émissions plus vite et aident les pays moins favorisés. Mais agir uniquement en Europe et aux États-Unis ne suffirait pas : la Chine est aujourd’hui le premier émetteur annuel de CO₂.
    Le compromis repose sur des responsabilités communes mais différenciées, un principe inscrit dans les négociations climatiques depuis 1992. L’accord de Paris de 2015 prévoit ainsi que chaque pays présente ses engagements. Pour rendre cette coopération efficace, les pays riches doivent financer concrètement les énergies bas-carbone, l’adaptation et les réseaux électriques dans les pays en développement. Par exemple, aider à installer des équipements solaires et des réseaux fiables peut éviter de nouvelles centrales à charbon, sans priver les populations d’électricité. Ces aides doivent être accessibles et ne pas alourdir excessivement la dette.
    Enfin, la justice concerne aussi les inégalités à l’intérieur des pays. Une taxe carbone sans compensation pénalise davantage un ménage modeste dépendant de sa voiture. L’accompagner d’aides ciblées et de transports collectifs rend la transition plus acceptable, donc plus durable. La transition juste n’est pas un frein à l’efficacité : elle peut en être une condition. Reste à décider comment répartir un effort commun dans un monde profondément inégal.