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    Question d'oral

    Actualité : la multiplication des catastrophes et des tensions énergétiques pousse-t-elle à coopérer… ou à se replier ?

    Réponse d'oral

    La multiplication des catastrophes et des tensions énergétiques pousse à la fois à coopérer et à se replier : elle révèle notre dépendance mutuelle, mais réveille aussi la défense des intérêts nationaux. Une canicule, une pandémie ou une pénurie de gaz ne s’arrêtent pas aux frontières. Aucun État ne peut stabiliser seul le climat ou garantir toutes ses ressources. Pourtant, face à l’urgence, les gouvernements cherchent d’abord à protéger leur population, leur économie et leur pouvoir.
    Les crises peuvent donc accélérer la coopération internationale. Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, les Européens ont renforcé le stockage du gaz et organisé des achats communs pour réduire leur vulnérabilité. Dans le domaine climatique, la COP28 de Dubaï, en 2023, a appelé à une transition hors des énergies fossiles. Ces avancées restent imparfaites, mais elles montrent qu’une menace partagée peut conduire à des décisions collectives. Coopérer permet de répartir les coûts et d’éviter que chacun agisse au détriment des autres.
    Cependant, la peur du manque favorise aussi le repli national. En juillet 2023, l’Inde a interdit l’exportation de riz blanc non basmati pour contenir les prix intérieurs, accentuant les inquiétudes des pays importateurs. La course aux minerais nécessaires aux batteries crée également de nouvelles rivalités. Les catastrophes ne produisent donc pas automatiquement de la solidarité : celle-ci dépend de règles crédibles et d’un partage équitable des efforts. La vraie question est alors de savoir comment protéger sa population sans rendre les autres plus vulnérables.