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    Question d'oral

    À quoi sert le fond diffus cosmologique (CMB) dans la validation du modèle du Big Bang ?

    Réponse d'oral

    Le fond diffus cosmologique sert à valider le modèle du Big Bang : il montre que l’Univers a traversé une phase très chaude et très dense, puis permet de tester précisément son évolution. C’est une lumière très ancienne, libérée environ 380 000 ans après le début de l’expansion. Avant cette époque, la matière était trop chaude pour former des atomes stables : les électrons libres diffusaient sans cesse la lumière. En refroidissant, l’Univers est devenu transparent. Cette lumière nous arrive aujourd’hui sous forme de micro-ondes, étirée et refroidie par l’expansion de l’espace. Sa température moyenne est d’environ 2,7 degrés au-dessus du zéro absolu.
    Découvert en 1965 par Arno Penzias et Robert Wilson, ce rayonnement correspond à une prédiction majeure d’un Univers initialement chaud. Sa présence dans toutes les directions et la répartition très précise de son énergie constituent des arguments décisifs. Mais il n’est pas parfaitement uniforme : ses minuscules variations de température, de l’ordre d’un cent-millième, renseignent sur les petites différences de densité qui ont ensuite donné naissance aux galaxies. Le satellite Planck, qui a observé le ciel entre 2009 et 2013, les a cartographiées avec une précision remarquable.
    Ces mesures permettent de confronter les prévisions du modèle aux observations : âge de l’Univers, géométrie et proportions de matière ordinaire et de matière noire. Elles renforcent donc solidement le Big Bang, sans prouver une température initiale infinie ni expliquer l’origine absolue de l’Univers. Cette lumière ancienne pose ainsi une nouvelle question : jusqu’où pouvons-nous remonter dans notre histoire cosmique ?