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    Question d'oral

    Transition énergétique : quels minerais deviennent “critiques” et pourquoi ?

    Réponse d'oral

    La transition énergétique rend critiques le lithium, le nickel, le cobalt, le graphite, certaines terres rares et le cuivre, car ces minerais sont indispensables aux équipements bas-carbone, difficiles à remplacer rapidement et exposés à des risques d’approvisionnement. Leur importance varie selon les technologies. Le lithium et le graphite servent aux batteries ; le nickel et le cobalt entrent dans certaines de leurs compositions. Le cuivre équipe les câbles, les réseaux électriques et les moteurs. Des terres rares, comme le néodyme et le dysprosium, permettent de fabriquer les aimants de certaines éoliennes et voitures électriques.
    Le problème n’est donc pas seulement la quantité disponible dans le sous-sol. C’est aussi la concentration géographique de l’extraction et du raffinage. En 2023, la République démocratique du Congo assurait environ les trois quarts de la production minière mondiale de cobalt. La Chine domine la transformation du graphite et la séparation des terres rares. Un pays peut ainsi posséder des mines sans maîtriser toute la chaîne de production. Une restriction d’exportation, un conflit ou une panne industrielle peuvent freiner la fabrication de batteries ailleurs dans le monde. Ouvrir une nouvelle mine prend souvent plus de dix ans : l’offre ne s’adapte pas immédiatement.
    Cette criticité n’est pourtant pas définitive. Les batteries lithium-fer-phosphate, déjà utilisées dans des voitures électriques, se passent de nickel et de cobalt, mais nécessitent encore du lithium et généralement du graphite. Le recyclage, la diversification des fournisseurs et des véhicules moins lourds peuvent réduire les besoins. La transition invite donc à se demander comment sortir des dépendances pétrolières sans créer de nouvelles dépendances minières.