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    Question d'oral

    Climat : quelles solutions réalistes pour réduire l’empreinte d’un grand événement ?

    Réponse d'oral

    Pour réduire l’empreinte climatique d’un grand événement sportif, les solutions réalistes consistent surtout à limiter les déplacements polluants, à utiliser les équipements existants et à réduire les consommations. Le premier levier est souvent le transport, notamment les vols des spectateurs. Un stade peu gourmand en énergie ne suffit pas si des milliers de supporters traversent la planète en avion. Les organisateurs peuvent regrouper les sites, adapter les horaires aux trains et inclure les transports collectifs dans le prix du billet. À l’inverse, la Coupe du monde de football 2026, répartie entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, illustre la difficulté climatique des compétitions très dispersées.
    Deuxième priorité : construire moins. Rénover un stade et installer des tribunes temporaires évite une partie des émissions liées au béton et à l’acier. Paris 2024 s’est ainsi appuyé sur environ 95 % de sites existants ou temporaires. Mais un équipement temporaire n’est intéressant que si son transport, son montage et son réemploi sont bien pensés. Au quotidien, proposer davantage de repas végétariens, employer de la vaisselle réutilisable et éviter les groupes électrogènes diesel complète cette démarche.
    Enfin, il faut un budget carbone : mesurer les émissions avant l’événement, fixer une limite et publier les résultats réels, déplacements internationaux compris. Planter des arbres ne remplace pas les réductions immédiates. Les fédérations doivent aussi choisir des pays hôtes dotés d’infrastructures adaptées et faciliter l’accès ferroviaire. La question devient alors : peut-on conserver la fête sportive tout en renonçant à la course au gigantisme ?