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    Question d'oral

    Environnement : les Jeux d’hiver ont-ils un avenir avec le réchauffement climatique ?

    Réponse d'oral

    Les Jeux olympiques d’hiver ont encore un avenir avec le réchauffement climatique, mais dans moins de régions et à condition de transformer leur organisation. Leur principal problème est simple : les compétitions de ski ont besoin de neige et de froid, alors que les hivers se réchauffent. Depuis les premiers Jeux d’hiver à Chamonix en 1924, les conditions ont changé. Certaines anciennes villes hôtes auront de plus en plus de mal à garantir des pistes sûres. Les épreuves sur glace peuvent se dérouler en intérieur, mais refroidir les patinoires consomme aussi de l’énergie.
    La neige artificielle apporte une réponse technique, pas une solution durable à elle seule. Aux Jeux de Pékin en 2022, les pistes des épreuves de neige reposaient presque entièrement sur de la neige de culture. Sa production demande de l’eau, de l’électricité et des températures suffisamment basses. Elle ne permet donc pas de s’affranchir du climat. À cela s’ajoute le bilan environnemental de l’événement : déplacements en avion, construction d’équipements et transformation des montagnes.
    Pour préserver ces Jeux, le Comité international olympique pourrait privilégier un nombre limité de sites suffisamment froids, réutiliser les installations et réduire les nouvelles constructions. Une rotation entre quelques régions limiterait certains travaux, sans supprimer les émissions liées aux voyages. L’enjeu est aussi celui de l’idéal olympique : célébrer le sport ne devrait pas fragiliser les milieux qui le rendent possible. Faut-il alors continuer à adapter la montagne aux Jeux, ou apprendre à adapter les Jeux aux limites de la montagne ?