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    Question d'oral

    Droits humains (1948) : universalité proclamée, applications conflictuelles. Donnez un exemple contemporain.

    Réponse d'oral

    Les droits humains proclamés en 1948 se veulent universels, mais leur application reste conflictuelle, comme le montre le traitement des femmes en Afghanistan depuis le retour des talibans au pouvoir en août 2021. La Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’ONU le 10 décembre 1948, affirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ces droits appartiennent à chacun, indépendamment de sa nationalité, de son sexe ou de sa religion. L’article 26 reconnaît notamment le droit à l’éducation. Pourtant, cette déclaration n’est pas, à elle seule, un traité imposant des sanctions aux États qui la bafouent.
    En Afghanistan, les talibans interdisent aux filles l’enseignement secondaire et, depuis décembre 2022, aux femmes l’accès à l’université. Cet exemple montre l’écart entre l’universalité des droits et la réalité des décisions politiques. Les autorités talibanes invoquent leur interprétation de la religion pour justifier ces restrictions. Mais cela ne signifie pas que la population afghane les accepte : des femmes manifestent et des enseignantes organisent des cours clandestins. Le conflit oppose donc aussi, à l’intérieur du pays, un pouvoir autoritaire à celles qui réclament leurs droits.
    L’ONU condamne ces mesures, mais ses moyens d’action restent limités. Les pressions diplomatiques ne garantissent pas un changement, tandis que des sanctions économiques générales risquent d’aggraver la pauvreté. Défendre les droits humains suppose ainsi de dépasser la proclamation sans punir les victimes. Comment rendre cette protection internationale efficace sans renforcer les souffrances des populations concernées ?