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    Question d'oral

    JWST : en quoi l’infrarouge change-t-il notre accès aux galaxies lointaines et aux poussières ?

    Réponse d'oral

    L’infrarouge du JWST change notre accès aux galaxies lointaines et aux poussières : il permet de capter la lumière des premières galaxies, décalée vers l’infrarouge, et d’explorer des régions que la poussière masque en lumière visible. Ce n’est donc pas seulement un télescope plus puissant : il observe une autre partie du spectre électromagnétique. Son miroir de 6,5 mètres collecte une lumière extrêmement faible, indispensable pour étudier des objets très éloignés.
    Pour les galaxies lointaines, le phénomène décisif est le décalage vers le rouge. Pendant que leur lumière voyage, l’expansion de l’Univers étire ses longueurs d’onde. Une lumière émise dans l’ultraviolet peut ainsi nous parvenir dans l’infrarouge. Le JWST reçoit donc un message devenu invisible à nos yeux. En 2024, il a permis de confirmer la distance de JADES-GS-z14-0, une galaxie observée telle qu’elle était environ 290 millions d’années après le Big Bang. Sa spectroscopie aide aussi à identifier les éléments chimiques présents et à comprendre la formation des premières étoiles.
    Concernant les poussières, l’infrarouge offre deux avantages. Certaines de ses longueurs d’onde traversent mieux les nuages poussiéreux, révélant des étoiles en formation. Par ailleurs, la poussière chauffée émet elle-même dans l’infrarouge : elle devient un objet d’étude plutôt qu’un simple écran. Attention, tous les nuages ne deviennent pas transparents. Les images du JWST traduisent ces signaux invisibles en couleurs visibles. Observer l’Univers revient alors aussi à se demander ce que chaque instrument révèle, et ce qu’il laisse encore dans l’ombre.