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    Question d'oral

    Comment sont financées les agences humanitaires et quel est le problème ?

    Réponse d'oral

    Les agences humanitaires de l’ONU sont financées surtout par des contributions volontaires, ce qui rend leurs moyens incertains et souvent insuffisants face aux besoins mondiaux. L’argent vient principalement des États, mais aussi de l’Union européenne, de fondations, d’entreprises et de particuliers. C’est le modèle de l’UNICEF, du HCR et du Programme alimentaire mondial (PAM). Il faut toutefois distinguer ces organismes des institutions spécialisées comme l’OMS et l’UNESCO : celles-ci reçoivent également des contributions obligatoires de leurs États membres. Toutes ne dépendent donc pas exactement des mêmes ressources.
    Le premier problème est l’imprévisibilité des financements. Une promesse de don ne garantit ni un versement rapide ni un soutien durable. Les crises se multiplient, tandis que les budgets des donateurs dépendent de leurs choix politiques. En 2023, par exemple, le PAM a annoncé une réduction de l’aide alimentaire destinée aux réfugiés rohingyas au Bangladesh, faute de fonds : l’allocation mensuelle par personne est passée de 12 à 10 dollars en mars, puis à 8 dollars en juin. Derrière les arbitrages budgétaires, il y a donc très concrètement des repas supprimés.
    Le second problème est le fléchage des dons : les financeurs réservent souvent leur argent à un pays ou à une opération précise. Une crise très médiatisée peut attirer davantage de soutien qu’une urgence oubliée, même si les besoins y sont immenses. La coordination par OCHA permet de mieux organiser les secours, mais elle ne crée pas l’argent manquant. Comment garantir une solidarité mondiale fondée sur les besoins plutôt que sur l’attention du moment ?