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    Question d'oral

    Smart city : quelles promesses (efficacité) et quels risques (surveillance, exclusion numérique) ?

    Réponse d'oral

    La smart city, ou ville intelligente, promet des services urbains plus efficaces, mais présente des risques de surveillance et d’exclusion numérique. Son principe est simple : utiliser des capteurs et des données pour mieux organiser la ville. L’éclairage public peut s’adapter à la présence de passants, les fuites d’eau être détectées rapidement et les feux de circulation mieux répondre au trafic. À Barcelone, des capteurs mesurent l’humidité du sol dans certains espaces verts pour ajuster l’arrosage. L’enjeu est donc de réduire les dépenses et le gaspillage, tout en améliorant la vie quotidienne. Mais installer davantage de technologie ne garantit pas, à lui seul, une ville plus agréable.
    Le premier risque est la surveillance. Des caméras, des applications de transport ou des dispositifs de reconnaissance faciale peuvent permettre de suivre les déplacements des habitants. Qui conserve ces informations, pendant combien de temps et pour quel usage ? Le second risque est l’exclusion numérique. Lorsqu’un abonnement de transport ou une démarche administrative exige un smartphone, certaines personnes âgées, modestes ou peu à l’aise avec Internet rencontrent un obstacle supplémentaire. Une innovation utile à la majorité peut ainsi renforcer les inégalités.
    Une ville intelligente doit donc rester accessible sans connexion : guichets physiques, accompagnement et solutions non numériques sont indispensables. Elle doit aussi limiter la collecte de données et permettre un contrôle démocratique de leurs usages. La véritable intelligence d’une ville ne serait-elle pas de mettre la technologie au service de tous, plutôt que de demander à chacun de s’y adapter ?