Retrouver le repère sur la frise
    SavoirsDocument illustré · 1700–1800

    L’Encyclopédie : rassembler, expliquer, discuter

    La page de titre du premier tome de l’Encyclopédie paraît en 1751. Elle présente un dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Le terme raisonné compte : le projet ne consiste pas seulement à accumuler des informations, mais à organiser les connaissances et à rendre compréhensibles leurs relations.

    Page imprimée portant le titre Encyclopédie, les noms de Diderot et d’Alembert, la mention Tome premier et la date de 1751.
    Page de titre du premier tome de l’Encyclopédie, dirigée par Diderot et d’Alembert, Paris, 1751. Reproduction numérique retouchée, source ARTFL / University of Chicago, via Wikimedia Commons ; domaine public.Date de l’image : 1751 ; reproduction numérique retouchée en 2013 et recadrée en 2014. Page de titre du premier tome, contemporaine du lancement ; il ne s’agit pas du frontispice allégorique ajouté plus tard.ARTFL / University of Chicago ; retouche numérique Jaybear / Wikimedia Commons — domaine public · notice source · Public Domain Mark 1.0 · Image convertie en WebP pour le web, sans recadrage.

    Deux dates à distinguer

    Le document
    Page de titre du premier tome de l’Encyclopédie
    1751 ; reproduction numérique retouchée en 2013 et recadrée en 2014
    Le repère historique
    1751 · Le premier volume de l’Encyclopédie paraît
    Paris, France

    Page de titre du premier tome, contemporaine du lancement ; il ne s’agit pas du frontispice allégorique ajouté plus tard.

    Le contexte historique

    Diderot et d’Alembert dirigent une entreprise collective. Des collaborateurs décrivent des savoirs théoriques, mais aussi des techniques et des pratiques de métier. Expliquer comment un artisan travaille peut reconnaître l’importance intellectuelle d’activités longtemps moins valorisées que les savoirs livresques. Le projet s’inscrit dans les Lumières, mouvement divers qui interroge les autorités et défend l’examen critique. Il rencontre censures et conflits : la diffusion du savoir n’est ni automatique ni extérieure aux rapports de pouvoir.

    Comprendre le document

    La page permet de repérer le titre, les responsables et la date du tome. Elle est différente du frontispice allégorique, ajouté plus tard, que l’on confond parfois avec elle. Une page de titre identifie un volume ; une allégorie exprime des idées par des personnages ou des symboles. Dans l’Encyclopédie, les articles, les renvois et les planches remplissent encore d’autres fonctions. Les renvois mettent des entrées en relation, un peu comme des liens entre pages, mais dans les contraintes matérielles d’un ouvrage imprimé.

    Ce que le document ne permet pas d’affirmer

    Cette image correspond au premier tome, et non à une publication simultanée de toute l’entreprise. La reproduction numérique possède également sa propre histoire de retouche et de recadrage, indiquée dans la légende. Comparer l’Encyclopédie au Siku quanshu évite de réduire l’organisation des savoirs à la seule Europe : on peut rassembler des textes pour les préserver et les classer, mais aussi pour contrôler ce qui circule. La fiche longue de l’atlas développe les collaborateurs, les métiers et la censure.

    À retenir

    L’Encyclopédie permet de comprendre comment les savoirs se fabriquent, se classent et se diffusent. Elle relie culture écrite, travail manuel et débats sur l’autorité, tout en révélant un vaste effort collectif.

    Documents liés

    Approfondir avec la fiche Encyclopédie

    Sources et documents pour approfondir

    Retour à l’atlas