Retrouver le repère sur la frise
    SavoirsDocument illustré · 1400–1500

    Gutenberg : de l’écriture manuscrite à la page imprimée

    Cette page de la Genèse appartient à la présentation de la Bible dite à quarante-deux lignes, produite à Mayence vers 1455. L’image utilisée est la numérisation d’un fac-similé : elle reproduit la mise en page d’un exemplaire ancien, sans permettre d’examiner directement son papier ou son encre. Ce détail de provenance est essentiel pour lire correctement le document.

    Début de la Genèse, en deux colonnes, dans un fac-similé de la Bible à quarante-deux lignes.
    Une page de la Bible de Gutenberg. Vers 1455 ; fac-similé de date non précisée. Johannes Gutenberg, imprimeur de l’original / fac-similé, numérisation Jossi / Wikimedia Commons. Domaine public.Date de l’image : Vers 1455 ; fac-similé de date non précisée. La page reproduite est un fac-similé ; ce n’est pas une photographie directe d’un exemplaire original.Johannes Gutenberg, imprimeur de l’original / fac-similé, numérisation Jossi / Wikimedia Commons · notice source · Public domain · Reproduction redimensionnée et convertie en WebP, sans recadrage.

    Deux dates à distinguer

    Le document
    Une page de la Bible de Gutenberg
    Vers 1455 ; fac-similé de date non précisée
    Le repère historique
    Vers 1454–1456 · L’atelier de Gutenberg imprime une Bible à Mayence
    Mayence, Allemagne

    La page reproduite est un fac-similé ; ce n’est pas une photographie directe d’un exemplaire original.

    Le contexte historique

    La composition typographique utilise des caractères mobiles : de petits éléments portant chacun un signe, assemblés pour former des lignes. Après l’impression, ils peuvent être redistribués et réutilisés. La production associe des caractères métalliques, une encre adaptée, une presse et une organisation du travail. Gutenberg et ses associés contribuent à mettre au point ce système dans l’Europe du XVe siècle.

    Il ne s’agit pas de la première impression de l’histoire mondiale. L’impression sur bois existe depuis longtemps en Asie, et des caractères mobiles y sont employés avant Gutenberg, notamment en Corée. La nouveauté européenne doit être située dans ce contexte plus large. L’imprimerie permet ensuite de reproduire des textes en séries, mais les coûts, les langues, l’accès aux livres et la lecture restent inégalement répartis.

    Comprendre le document

    Le texte apparaît en deux colonnes et conserve une écriture de type gothique. La page ne rompt pas visuellement avec tous les manuscrits. Les initiales et les ornements colorés rappellent qu’impression et interventions manuelles peuvent être associés. Les exemplaires d’une même édition peuvent donc différer par leur décoration : une production en série n’implique pas une identité absolue de tous les objets.

    Une édition désigne un ensemble produit à partir d’un même projet d’impression ; un exemplaire est un livre particulier issu de cet ensemble. Un fac-similé reproduit l’apparence d’un exemplaire. Cette distinction évite de confondre le texte, sa fabrication ancienne et sa reproduction moderne. La page retenue correspond au début de la Genèse d’après un exemplaire enluminé de la Staatsbibliothek de Berlin.

    Les limites et les sources

    La datation vers 1455 doit rester approximative : elle ne désigne pas le jour où cette page précise aurait été tirée. La date du fac-similé n’est pas établie dans les métadonnées utilisées. La reproduction ne permet pas de vérifier la matière de l’original ou les particularités de son encre. Son crédit conserve Gutenberg comme imprimeur de l’œuvre originale et Jossi comme auteur de la numérisation. Les sources historiques expliquent la diffusion de l’imprimé sans en faire la cause unique des transformations intellectuelles.

    À retenir

    Elle transforme la fabrication des livres sans disparition immédiate des manuscrits.

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