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    Question d'oral

    Capitale et climat : quelles vulnérabilités (chaleur, submersion) obligent à repenser la ville ?

    Réponse d'oral

    Les capitales sont vulnérables à la chaleur extrême et à la submersion, ce qui oblige à repenser leur urbanisme pour protéger les habitants et maintenir les services de l’État. Leur concentration de population, de bâtiments et de réseaux rend les conséquences d’un épisode climatique particulièrement lourdes. Lors d’une canicule, le béton et l’asphalte accumulent la chaleur puis la restituent la nuit : c’est l’îlot de chaleur urbain. À Paris, la canicule d’août 2003 a notamment révélé la fragilité des personnes âgées isolées et des logements sous les toits. La chaleur affecte aussi les transports, les hôpitaux et les conditions de travail.
    Pour les capitales côtières, la montée du niveau marin augmente le risque de submersion lors des tempêtes. Jakarta illustre une vulnérabilité supplémentaire : certains quartiers s’enfoncent, notamment à cause du pompage des eaux souterraines. Le projet de nouvelle capitale indonésienne, Nusantara, sur l’île de Bornéo, répond entre autres à ces difficultés. Mais déplacer les institutions ne supprime pas les risques pour les millions d’habitants qui restent.
    L’adaptation urbaine passe donc par des choix concrets : planter des arbres, désimperméabiliser les sols, créer des lieux frais accessibles, améliorer les logements et éviter de construire dans les zones les plus exposées. Face à la mer, digues et restauration des milieux côtiers peuvent aider, mais un recul devient parfois nécessaire. L’enjeu est aussi la justice sociale, car les ménages modestes disposent souvent de moins de moyens pour se protéger. Jusqu’où faudra-t-il transformer nos capitales pour qu’elles restent habitables pour tous ?