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    Question d'oral

    Pourquoi a-t-il démissionné en 1946 et comment est-il revenu en 1958 ?

    Réponse d'oral

    Charles de Gaulle démissionne en 1946 parce qu’il refuse la domination des partis sur le gouvernement ; il revient au pouvoir en 1958 à la faveur de la crise algérienne, pour instaurer la Ve République. Ces deux moments suivent une même conviction : la France a besoin d’un pouvoir exécutif fort, capable de gouverner au-delà des rivalités parlementaires.
    Le 20 janvier 1946, de Gaulle quitte la présidence du Gouvernement provisoire. Il s’oppose aux principaux partis de l’Assemblée constituante sur l’organisation des institutions. Il redoute un gouvernement trop dépendant des majorités parlementaires, donc fragile et instable. Sa démission doit provoquer un sursaut, mais les partis poursuivent leur travail sans lui. Dans le discours de Bayeux, le 16 juin 1946, il précise son projet : un chef de l’État placé au-dessus des partis et garant de la continuité nationale. La IVe République prend une autre direction. Après avoir fondé le RPF en 1947, de Gaulle connaît une longue période d’éloignement du pouvoir.
    Son retour naît de la crise du 13 mai 1958 : à Alger, des partisans de l’Algérie française, soutenus par des militaires, défient le gouvernement. La menace d’une intervention militaire en métropole rend la situation explosive. De Gaulle apparaît alors comme un recours, même si ses intentions sur l’Algérie restent ambiguës. Le président René Coty fait appel à lui ; le 1er juin, l’Assemblée l’investit président du Conseil. Il obtient ensuite les moyens de préparer une nouvelle Constitution, approuvée par référendum puis promulguée le 4 octobre 1958. Ce retour légal, sous forte pression militaire, invite à réfléchir aux rapports entre autorité et démocratie.