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    Question d'oral

    Indus : quels indices de complexité (urbanisme, commerce) malgré une écriture difficile à lire ?

    Réponse d'oral

    Dans la civilisation de l’Indus, l’urbanisme et le commerce révèlent une société complexe, même si son écriture reste non déchiffrée. Entre environ 2600 et 1900 av. J.-C., des villes comme Harappa et Mohenjo-Daro, dans l’actuel Pakistan, présentent des rues organisées, des quartiers structurés et des briques aux proportions standardisées. À Mohenjo-Daro, de nombreuses maisons disposent d’un accès à l’eau et d’évacuations reliées à des drains couverts. Le Grand Bain, un bassin d’environ 12 mètres sur 7, témoigne aussi d’une remarquable maîtrise de l’étanchéité. Ces équipements supposent des savoir-faire partagés et une capacité à coordonner les travaux collectifs.
    Les échanges apportent un autre indice majeur : des poids standardisés, souvent en pierre, permettent de mesurer les marchandises selon des unités communes. Des artisans fabriquent des perles de cornaline, des objets en coquillage et des pièces métalliques, avec des techniques spécialisées. Des sceaux et des perles caractéristiques de l’Indus ont été retrouvés en Mésopotamie, signe de contacts à longue distance. Les documents mésopotamiens évoquent également un pays nommé Meluhha, généralement identifié à la région de l’Indus.
    Il faut cependant distinguer les preuves et les hypothèses. Les courtes inscriptions, notamment sur les sceaux, ne permettent pas encore de connaître les lois, les dirigeants ou les croyances. L’absence de palais et de tombe royale monumentale clairement identifiés ne prouve pas l’absence de pouvoir. Elle invite plutôt à se demander si une société très organisée pouvait fonctionner autrement qu’autour d’un roi tout-puissant.