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Question d'oral
Mondialisation et inégalités : comment expliquer les gagnants et perdants, et que peut faire l’État ?
Réponse d'oral
La mondialisation crée des gagnants et des perdants parce que le commerce international augmente les richesses disponibles sans les répartir également ; l’État peut agir sur ces inégalités. En 1817, David Ricardo explique, avec le vin portugais et le drap anglais, le principe de l’avantage comparatif : chaque pays gagne à se spécialiser dans ce qu’il produit relativement le mieux. Les échanges permettent alors de réduire certains prix et d’élargir le choix des consommateurs. Mais un gain pour l’ensemble d’un pays ne signifie pas un gain pour chacun de ses habitants.Les entreprises exportatrices, certains salariés qualifiés et les consommateurs peuvent profiter de l’ouverture commerciale. À l’inverse, les travailleurs des secteurs concurrencés par des importations moins coûteuses risquent de perdre leur emploi. Un smartphone illustre cette répartition : sa conception, ses composants et son assemblage mobilisent plusieurs pays, mais les revenus associés à chaque étape sont très différents. La mondialisation a accompagné la hausse des revenus dans plusieurs pays asiatiques, tout en fragilisant certains bassins industriels occidentaux. Elle n’explique cependant pas tout : l’automatisation et les choix fiscaux comptent aussi.L’État peut donc associer redistribution et accompagnement : indemniser le chômage, financer des formations adaptées aux emplois disponibles, soutenir les territoires touchés et investir dans l’éducation. Il peut aussi négocier des règles sociales et environnementales pour limiter la concurrence déloyale. Le protectionnisme peut préserver certaines activités stratégiques, mais il risque de renchérir les produits et de provoquer des représailles. L’enjeu est donc de savoir comment partager les gains de l’ouverture sans laisser certains citoyens en payer seuls le prix.
Autres questions
1.Qu’est-ce que l’avantage comparatif (Ricardo) et pourquoi il reste utile pour penser le commerce ?2.Pourquoi une balance commerciale déficitaire n’est-elle pas toujours “mauvaise” ? Qu’est-ce que cela peut refléter ?3.Droits de douane, quotas, normes : trois instruments, trois logiques. Lequel est le plus “politique” ?4.Que change la fragmentation en chaînes de valeur mondiales dans la notion de “produit national” ?
