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    Question d'oral

    Quelle actualité récente illustre la fragilité (ou la résilience) des territoires ultramarins face aux chocs (climat, prix, infrastructures) ?

    Réponse d'oral

    Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, illustre la fragilité des territoires ultramarins face aux chocs climatiques et aux défaillances des infrastructures, mais aussi leur capacité de résilience. Dans ce département français de l’océan Indien, des rafales dépassant 200 km/h ont détruit de nombreuses habitations et endommagé les réseaux d’eau, d’électricité et de communication. Les logements précaires, souvent construits en tôle, ont particulièrement souffert. La catastrophe a ainsi révélé une réalité simple : un même phénomène naturel ne touche pas tout le monde avec la même violence.
    Cette vulnérabilité tient aussi à des difficultés anciennes. Avant Chido, Mayotte connaissait déjà de graves pénuries d’eau, notamment en 2023. La pauvreté, les infrastructures insuffisantes et l’éloignement compliquent la réponse à l’urgence. Lorsque les routes sont coupées et les transports perturbés, acheminer des vivres ou réparer un réseau devient plus difficile. Plus largement, la dépendance aux importations expose de nombreux espaces ultramarins aux ruptures d’approvisionnement et à la hausse des prix. Les mobilisations contre la vie chère en Martinique, à l’automne 2024, ont rappelé cette autre forme de fragilité.
    Mais ces crises montrent aussi une résilience collective : entraide entre habitants, mobilisation des associations, intervention des secours et solidarité nationale. Cette capacité à réagir ne doit toutefois pas masquer les besoins durables : logements solides, réseaux fiables et meilleure préparation aux catastrophes. Reconstruire l’outre-mer, est-ce seulement réparer les dégâts ou repenser les conditions qui rendent ces territoires si vulnérables ?