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    Question d'oral

    Redistribution : comment concilier justice sociale et incitations économiques ?

    Réponse d'oral

    Concilier justice sociale et incitations économiques dans la redistribution consiste à réduire les inégalités sans décourager le travail, l’investissement ou la création d’activité. Le marché distribue les revenus selon l’emploi, les qualifications et le patrimoine, mais chacun ne part pas avec les mêmes chances. L’État intervient donc par les impôts, les prestations sociales et les services publics. L’objectif n’est pas forcément de rendre tous les revenus égaux : il s’agit aussi de garantir un niveau de vie digne et un accès réel à la santé ou à l’éducation.
    La difficulté apparaît lorsqu’une personne gagne peu à reprendre un emploi. Si ses aides diminuent fortement tandis que ses frais de transport ou de garde augmentent, travailler davantage peut devenir peu avantageux. Pour limiter ce problème, la prime d’activité, mise en place en France en 2016, complète les revenus professionnels modestes. Elle cherche à soutenir le niveau de vie tout en rendant l’emploi plus rémunérateur. Plus largement, une diminution progressive des aides évite les ruptures brutales. Une fiscalité progressive, lisible et relativement stable permet également de demander davantage aux plus aisés sans rendre les décisions économiques imprévisibles.
    Enfin, la redistribution ne se réduit pas à verser de l’argent. Financer des crèches, des formations ou des soins aide aussi les personnes à travailler et à développer leurs capacités. Justice sociale et efficacité économique peuvent donc se renforcer. Le bon équilibre suppose d’évaluer les dispositifs, notamment leurs effets sur la pauvreté et l’emploi. Reste à décider collectivement quelles inégalités sont acceptables et quelles chances doivent être garanties à chacun.