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    Question d'oral

    Comment articuler la “course” (compétition) et la “station” (coopération) dans l’histoire spatiale (Apollo vs ISS) ?

    Réponse d'oral

    Dans l’histoire de l’exploration spatiale, la course et la coopération ne s’opposent pas complètement : Apollo illustre surtout la compétition entre puissances, tandis que l’ISS montre leur capacité à travailler ensemble. Après le lancement soviétique de Spoutnik, le 4 octobre 1957, l’espace devient une vitrine de la guerre froide. Chaque succès doit prouver la supériorité d’un système politique, scientifique et industriel. En 1961, Kennedy fixe aux États-Unis l’objectif d’atteindre la Lune avant la fin de la décennie. Le 20 juillet 1969, Apollo 11 accomplit cette ambition. La recherche scientifique compte, mais l’enjeu est aussi de gagner devant le monde entier.
    La station spatiale internationale, dont l’assemblage commence en 1998, répond à une autre logique : rester durablement en orbite exige de partager les coûts, les compétences et les risques. L’ISS associe notamment les États-Unis, la Russie, l’Europe, le Japon et le Canada. Ses partenaires dépendent les uns des autres : les systèmes américains fournissent une grande partie de l’électricité, tandis que le segment russe contribue au maintien de l’orbite. Cette coopération a même résisté à de fortes tensions diplomatiques.
    Il faut donc éviter un récit trop simple où la coopération remplacerait définitivement la compétition. Dès 1975, la mission Apollo-Soyouz avait rapproché Américains et Soviétiques. Inversement, à l’époque de l’ISS, les rivalités et les ambitions lunaires restent vives, notamment entre Washington et Pékin. L’espace est ainsi un laboratoire commun autant qu’un terrain de puissance : jusqu’où peut-on y rester partenaires sans cesser d’être rivaux ?