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    Question d'oral

    Peut-on parler d’une nouvelle “exploration” (océans profonds, arctique, espace) et quels enjeux environnementaux cela pose-t-il ?

    Réponse d'oral

    Oui, on peut parler d’une nouvelle exploration géographique des océans profonds, de l’Arctique et de l’espace, mais elle pose des enjeux environnementaux majeurs : pollution, destruction des milieux et exploitation des ressources. Comme lors des Grandes découvertes, il ne suffit pas de voyager : il faut observer, mesurer et produire des cartes ou des données. Aujourd’hui, les satellites, les robots sous-marins et les sondes remplacent souvent les navires d’autrefois. Ces espaces ne sont cependant pas tous inconnus ni inhabités. L’Arctique, notamment, est depuis longtemps habité et connu des peuples autochtones.
    Cette exploration peut servir la protection de l’environnement. Étudier les fonds marins permet de mieux comprendre leurs écosystèmes ; observer les glaces aide à mesurer le réchauffement climatique. Mais connaître un milieu facilite aussi son exploitation. Dans le Pacifique, la zone de Clarion-Clipperton attire les convoitises pour ses nodules riches en métaux. Leur extraction pourrait détruire des habitats et disperser des nuages de sédiments. En Arctique, le recul de la banquise ouvre des routes maritimes, avec davantage de risques de pollution et de perturbation de la faune.
    Dans l’espace, le problème concerne notamment les débris orbitaux. En 2009, la collision entre les satellites Iridium 33 et Cosmos 2251 a produit des milliers de fragments, menaçant d’autres engins. L’enjeu commun est donc de distinguer exploration scientifique et appropriation économique, puis de fixer des règles avant que les dommages deviennent irréversibles. Explorer davantage nous rendra-t-il plus capables de protéger ces milieux, ou seulement plus efficaces pour les exploiter ?