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    Question d'oral

    Que reproche-t-on à Freud sur la question des femmes et de l'autisme ?

    Réponse d'oral

    On reproche à Freud sa vision des femmes centrée sur le masculin et, concernant l’autisme, surtout l’héritage culpabilisant de certaines approches psychanalytiques après lui. Il faut donc distinguer les idées de Freud des théories développées par ses successeurs. Sur les femmes, Freud prend souvent le garçon comme modèle du développement psychique. Il décrit notamment la féminité à partir de « l’envie du pénis » : la petite fille se construirait en éprouvant son anatomie comme un manque. Cette conception est critiquée pour son biais masculin : elle risque de présenter les femmes comme des hommes incomplets et de transformer les inégalités sociales de son époque en différences psychologiques naturelles.
    Pour l’autisme, l’accusation demande davantage de précision. Freud meurt en 1939, avant la description de l’autisme infantile par Leo Kanner en 1943. Il n’est donc pas l’auteur de la théorie des « mères réfrigérateurs », qui attribuait l’autisme à une froideur affective maternelle. Cette idée a notamment été popularisée par Bruno Bettelheim dans La Forteresse vide, en 1967. Elle a culpabilisé des familles et favorisé des prises en charge inadaptées. Aujourd’hui, l’autisme est reconnu comme un trouble du neurodéveloppement, associé notamment à des facteurs génétiques, et non comme la conséquence d’un manque d’amour parental.
    Ces critiques n’effacent pas l’importance historique de Freud, mais elles rappellent qu’une théorie doit pouvoir être discutée et confrontée aux connaissances nouvelles. Comment écouter la souffrance sans imposer aux personnes une explication qui les enferme ou les accuse ?