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Question d'oral
Les clubs informels sont-ils légitimes face à l'ONU ?
Réponse d'oral
Les clubs informels comme le G7, le G20 et les BRICS ont une légitimité limitée mais réelle face à l’ONU : ils peuvent faciliter l’action collective, sans remplacer une organisation presque universelle. L’ONU rassemble 193 États, tandis que ces clubs sélectionnent leurs membres. Le G7 réunit surtout de grandes puissances industrialisées ; le G20 représente davantage la diversité économique mondiale ; les BRICS portent notamment les revendications de puissances émergentes. Mais aucun ne peut prétendre parler au nom de tous. Leur poids économique ne leur donne pas, à lui seul, le droit de décider pour les autres.Leur principal atout est leur efficacité politique. Sans traité fondateur ni pouvoir contraignant, ils permettent aux dirigeants de négocier directement et de coordonner leurs réponses. En avril 2009, au sommet de Londres, le G20 annonce ainsi un ensemble de mesures de 1 100 milliards de dollars pour soutenir l’économie mondiale face à la crise financière. L’entrée de l’Union africaine au G20 en 2023 renforce aussi sa représentativité. Toutefois, leurs communiqués restent des engagements politiques : une annonce ne garantit ni son application ni une répartition équitable des efforts.L’ONU conserve donc une légitimité universelle supérieure, même si le droit de veto au Conseil de sécurité révèle ses propres inégalités et peut bloquer son action. Le meilleur rôle des clubs informels est celui de laboratoires de compromis, dont les initiatives sont ensuite discutées dans des institutions ouvertes à tous. La question est alors de savoir comment agir vite sans laisser les États les moins puissants à l’écart.
