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Question d'oral
Que transporte-t-on, concrètement, entre Rome, l’Inde et la Chine ? Donnez au moins 5 exemples.
Réponse d'oral
Entre Rome, l’Inde et la Chine, on transporte concrètement de la soie, du poivre, des pierres précieuses, des perles, de l’ivoire, des étoffes de coton, du verre et des monnaies d’or ou d’argent. La soie vient de Chine et devient un produit de luxe recherché par les élites romaines. Le poivre arrive notamment de la côte de Malabar, au sud-ouest de l’Inde : il sert à relever les plats. L’Inde fournit aussi du coton et des pierres précieuses, tandis que des perles circulent depuis le golfe Persique et l’océan Indien. Dans l’autre sens, les marchands apportent vers l’Inde des objets en verre fabriqués dans le monde romain, du vin et surtout des métaux précieux pour payer leurs achats.Ces marchandises ne parcourent pas toutes le trajet dans les mains d’un seul marchand. Les intermédiaires se succèdent dans les ports, les villes et les oasis. Au Ier siècle de notre ère, le port indien de Muziris accueille ainsi des échanges avec le monde romain. Des navires venus des ports égyptiens de la mer Rouge utilisent les vents de mousson pour traverser l’océan Indien. Les monnaies romaines retrouvées en Inde témoignent de ces relations, sans prouver que chaque pièce y ait été apportée directement par un Romain.Enfin, avec les cargaisons voyagent aussi des personnes, des savoir-faire et des croyances, comme le bouddhisme, diffusé vers la Chine par l’Asie centrale. Ces routes invitent donc à se demander si le commerce ne transforme pas autant les sociétés que leurs habitudes de consommation.
Autres questions
1.Pourquoi les “routes de la soie” sont-elles un réseau plutôt qu’un trajet unique ?2.Quelle est l’importance des intermédiaires (Parthes, Sogdiens, Arabes) dans la circulation des biens ?3.En quoi les routes maritimes de l’océan Indien sont-elles aussi décisives que les routes terrestres ?5.Comment les religions (ex. bouddhisme) circulent-elles avec les échanges ?
