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    Question d'oral

    Environnement : quel apport de la Charte de 2004 et comment l’utiliser à l’oral ?

    Réponse d'oral

    La Charte de l’environnement de 2004 fait de la protection de l’environnement une exigence constitutionnelle ; à l’oral, elle permet de montrer comment les droits fondamentaux répondent aux défis écologiques. Intégrée à la Constitution en 2005, elle appartient au bloc de constitutionnalité, aux côtés de la Déclaration de 1789 et du Préambule de 1946. Son apport majeur est donc juridique : l’environnement n’est plus seulement un objectif politique. Il devient une référence supérieure que les lois doivent respecter, sous le contrôle du juge.
    La Charte affirme, dans son article 1er, le droit de chacun à vivre « dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ». Elle prévoit aussi des devoirs : participer à sa préservation, prévenir les atteintes et contribuer à réparer les dommages causés. Son principe de précaution, inscrit à l’article 5, concerne les risques incertains susceptibles de provoquer un dommage grave et irréversible. Il ne commande pas de tout interdire : les autorités publiques doivent évaluer les risques et prendre des mesures provisoires et proportionnées. L’article 7 garantit également l’accès aux informations environnementales et la participation aux décisions publiques concernées.
    À l’oral, le plus efficace est d’associer un principe, un exemple et une limite. Dans l’arrêt Commune d’Annecy du 3 octobre 2008, le Conseil d’État confirme la valeur constitutionnelle des dispositions de la Charte et annule un décret méconnaissant les exigences de son article 7. Cet exemple montre qu’elle produit des effets concrets. Mais sa mise en œuvre suppose aussi une conciliation avec d’autres droits, comme la liberté d’entreprendre. Jusqu’où transformer nos activités présentes pour préserver les conditions de vie futures ?