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    Question d'oral

    En quoi les guerres médiques (490, 480) structurent-elles l’identité grecque ?

    Réponse d'oral

    Les guerres médiques, en 490 puis en 480-479 av. J.-C., structurent l’identité grecque en renforçant le sentiment d’une culture commune face à l’Empire perse, sans effacer les rivalités entre cités. Les Grecs partagent déjà une langue, des dieux et de grands sanctuaires comme Delphes ou Olympie. Mais l’invasion donne à ces liens une portée politique : défendre sa cité devient aussi défendre une certaine manière de vivre. Cette solidarité reste pourtant partielle. Certaines communautés grecques se soumettent aux Perses ou combattent à leurs côtés.
    Les victoires fournissent ensuite des souvenirs et des héros communs. En 490 av. J.-C., à Marathon, les Athéniens, aidés des Platéens, repoussent une armée perse. En 480, la résistance de Léonidas aux Thermopyles, puis la victoire navale grecque de Salamine, deviennent des symboles de courage et de coopération. Les Grecs présentent volontiers ce conflit comme celui de la liberté des cités contre la soumission au Grand Roi. Il faut cependant nuancer ce récit : Sparte n’est pas une démocratie, et la liberté revendiquée ne concerne ni les esclaves ni l’ensemble des habitants.
    Enfin, ces guerres réorganisent le monde grec. Forte de sa flotte, Athènes prend en 478 la tête de la Ligue de Délos, créée pour poursuivre la lutte contre les Perses. Elle transforme progressivement cette alliance en empire, notamment grâce au tribut des alliés. La victoire commune nourrit donc aussi de nouvelles divisions, surtout avec Sparte. Une identité collective peut-elle durablement se construire contre un ennemi sans se fragiliser une fois la menace éloignée ?