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    Question d'oral

    Pourquoi le rachat d'Activision par Microsoft a-t-il été examiné par les autorités de la concurrence ?

    Réponse d'oral

    Le rachat d’Activision Blizzard par Microsoft a été examiné par les autorités de la concurrence parce qu’il risquait de renforcer excessivement la puissance de Microsoft dans l’industrie du jeu vidéo. L’opération, annoncée en janvier 2022 et finalisée en octobre 2023, représentait environ 69 milliards de dollars. Microsoft possédait déjà les consoles Xbox, l’abonnement Game Pass et des infrastructures de jeu en ligne. En achetant Activision Blizzard, il récupérait notamment Call of Duty, World of Warcraft et Candy Crush. Il réunissait donc davantage de jeux incontournables et de moyens de les distribuer.
    Le principal risque était de réduire la concurrence. Microsoft aurait pu réserver certains jeux à ses services, retarder leur sortie chez ses concurrents ou leur imposer des conditions moins favorables. Par exemple, priver les joueurs PlayStation de Call of Duty aurait pu pousser une partie d’entre eux vers Xbox. Les autorités se sont aussi intéressées au cloud gaming, qui permet de jouer à distance, sans console puissante. Dans ce marché encore jeune, le contrôle de licences très populaires pouvait donner à Microsoft une avance difficile à rattraper.
    Les réponses ont varié selon les pays : l’Union européenne a autorisé l’opération sous conditions, tandis que l’autorité britannique l’a d’abord bloquée. Pour obtenir son accord, Microsoft a notamment cédé à Ubisoft certains droits de diffusion des jeux Activision Blizzard dans le cloud. L’objectif n’était donc pas d’interdire toute grande acquisition, mais de préserver le choix des joueurs et l’accès des concurrents aux contenus. Jusqu’où faut-il laisser les géants du numérique contrôler à la fois les jeux et leurs portes d’entrée ?