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Question d'oral
Le Nord doit-il payer une dette climatique au Sud ?
Réponse d'oral
Oui, le Nord doit payer une dette climatique au Sud, car les pays riches ont davantage contribué au réchauffement historique, tandis que les pays pauvres en subissent souvent les conséquences les plus graves. Depuis la révolution industrielle, les économies du Nord se sont développées grâce au charbon, au pétrole et au gaz. Or les émissions s’accumulent dans l’atmosphère. Cette dette n’est donc pas seulement une affaire de générosité : elle repose sur une responsabilité historique et sur des capacités financières inégales. Le principe des responsabilités communes mais différenciées signifie ainsi que tous doivent agir, mais pas fournir le même effort.Payer cette dette, c’est financer la réduction des émissions, mais aussi l’adaptation : construire des protections contre les inondations, rendre les logements moins vulnérables à la chaleur ou protéger les cultures. C’est également soutenir les populations face aux pertes et dommages, lorsque les dégâts ne peuvent plus être évités. En 2022, les inondations au Pakistan ont touché environ 33 millions de personnes. La même année, la COP27 a décidé de créer un fonds consacré aux pertes et dommages, une reconnaissance concrète de cette exigence de justice.Cependant, opposer deux blocs homogènes serait trompeur. La Chine est aujourd’hui le premier émetteur annuel de CO₂, et les ménages riches polluent davantage que les ménages pauvres, au Nord comme au Sud. Les contributions devraient donc combiner responsabilité historique, émissions actuelles et richesse, sans aggraver l’endettement des bénéficiaires. Reste à savoir comment transformer cette solidarité financière en véritable pouvoir de décision pour les populations concernées.
