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    Question d'oral

    ARCOM : quel rôle et quelles limites pour une autorité de régulation ?

    Réponse d'oral

    L’ARCOM a pour rôle de garantir une communication audiovisuelle et numérique respectueuse de la loi, mais ses pouvoirs sont limités pour préserver la liberté de la presse. Née le 1er janvier 2022 de la fusion du CSA et de l’Hadopi, cette autorité publique indépendante ne décide pas de ce que les journalistes doivent penser. Elle veille notamment au pluralisme politique à la télévision et à la radio, à la protection des mineurs et au respect des obligations des diffuseurs. Elle attribue aussi les fréquences audiovisuelles et participe à la lutte contre le piratage et les contenus illicites en ligne, dans un cadre défini par la loi.
    Son action repose sur une régulation graduée : dialogue, mise en demeure, puis sanction lorsque les conditions légales sont réunies. Par exemple, en février 2023, elle a infligé une amende de 3,5 millions d’euros à C8 après les insultes adressées au député Louis Boyard dans l’émission « Touche pas à mon poste ! ». Cela montre qu’une chaîne reste responsable de ce qu’elle diffuse, même lors d’un programme en direct.
    Mais l’ARCOM n’est ni un ministère de la Vérité ni le juge de tous les médias. Elle n’exerce pas de contrôle général sur la presse écrite et ne peut pas interdire une opinion simplement parce qu’elle choque. Ses décisions doivent être motivées, proportionnées et peuvent être contestées devant le Conseil d’État. Son indépendance doit aussi être protégée des pressions politiques et économiques. Toute la difficulté est donc de protéger le débat public sans donner au régulateur le pouvoir de l’appauvrir.