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    Question d'oral

    Programme nucléaire iranien : quel rôle pour l’AIEA et quels scénarios de sécurité régionale (non-prolifération vs dissuasion) ?

    Réponse d'oral

    Face au programme nucléaire iranien, l’AIEA joue un rôle de contrôle, tandis que la sécurité régionale dépend d’un choix entre non-prolifération négociée et dissuasion, avec le risque d’une escalade militaire. L’Agence internationale de l’énergie atomique inspecte les installations concernées, analyse des prélèvements et vérifie que les matières nucléaires déclarées ne sont pas détournées vers un usage militaire. Elle ne peut cependant ni imposer seule l’accès à tous les sites ni sanctionner directement l’Iran : son efficacité dépend de la coopération iranienne et du soutien des États. Surtout, enrichir de l’uranium ne signifie pas automatiquement posséder une bombe.
    L’accord de Vienne du 14 juillet 2015, appelé JCPOA, illustre la voie diplomatique : l’Iran acceptait de limiter son programme et de renforcer les contrôles en échange d’une levée de sanctions. L’enrichissement était notamment plafonné à 3,67 %. Le retrait américain de 2018, puis l’abandon progressif de plusieurs engagements iraniens, ont fragilisé ce compromis. Un nouvel arrangement vérifiable pourrait réduire le risque de prolifération, sans effacer les rivalités entre l’Iran, Israël et les monarchies du Golfe.
    L’autre scénario est celui d’un Iran restant au seuil nucléaire, capable de produire rapidement la matière nécessaire à une arme sans forcément la fabriquer. Cette capacité peut servir de levier, mais elle ne constitue pas une dissuasion nucléaire pleinement opérationnelle. Une bombe iranienne pourrait encourager d’autres ambitions régionales ; des frappes préventives pourraient, inversement, accélérer la course aux armements. La question devient donc celle des garanties de sécurité capables de rendre la retenue plus avantageuse que l’escalade.