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    Question d'oral

    Propose une ouverture contemporaine : comment ces mythes éclairent-ils nos débats sur la finitude (médecine, transhumanisme, éthique) ?

    Réponse d'oral

    Les mythologies égyptiennes et proche-orientales éclairent nos débats contemporains sur la finitude en posant une question toujours actuelle : faut-il chercher à vaincre la mort ou apprendre à vivre avec elle ? Dans l’Épopée de Gilgamesh, la mort de son ami Enkidu pousse le héros à chercher l’immortalité. Mais celle-ci lui échappe. Ce récit fait écho au transhumanisme, qui espère dépasser les limites biologiques grâce aux technologies. Il invite à distinguer deux ambitions : soigner pour vivre mieux et vouloir prolonger indéfiniment l’existence. Les mythes ne donnent pas de réponse médicale, mais ils interrogent le désir qui guide ces projets.
    En Égypte ancienne, les traditions funéraires proposent une autre perspective : la mort devient un passage qu’il faut préparer. Dans le Livre des morts, le cœur du défunt est pesé face à la plume de Maât, associée à la vérité et à la justice. La question n’est donc pas seulement « combien de temps vivre ? », mais « comment avoir bien vécu ? ». Sans confondre ces croyances avec nos valeurs actuelles, ce déplacement éclaire l’éthique du soin. En France, la loi Claeys-Leonetti de 2016 prévoit, dans certaines conditions précises, une sédation profonde et continue jusqu’au décès : la médecine doit aussi soulager lorsque guérir n’est plus possible.
    Ces traditions restent diverses : elles ne portent pas un message unique sur la mort. Leur intérêt est de rappeler que la durée de vie ne suffit pas à définir une existence accomplie. Si nous pouvions vivre beaucoup plus longtemps, saurions-nous mieux décider de ce qui rend la vie souhaitable ?