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Question d'oral
Quelles critiques adressées à l’Église expliquent l’explosion du XVIe siècle ?
Réponse d'oral
Les critiques adressées à l’Église qui expliquent l’explosion religieuse du XVIe siècle visent ses richesses, les abus du clergé et son autorité sur la foi. Beaucoup de fidèles dénoncent le contraste entre la pauvreté prêchée par Jésus et le luxe de certains évêques ou papes. Des prêtres sont mal formés ; certains évêques cumulent des fonctions sans résider auprès de leurs fidèles. Ces reproches ne traduisent pas forcément un rejet de la religion. Au contraire, ils expriment souvent une attente de renouveau spirituel : les chrétiens veulent une Église plus fidèle à l’Évangile.La querelle des indulgences cristallise ces tensions. Celles-ci promettent une remise des peines liées aux péchés déjà pardonnés, mais leur prédication associée à des versements d’argent donne l’impression que le salut peut s’acheter. En 1517, Martin Luther dénonce ces pratiques dans ses 95 thèses, notamment dans le contexte du financement de la basilique Saint-Pierre de Rome. Sa contestation devient ensuite plus profonde : pour lui, le salut est un don de Dieu reçu par la foi, non une récompense obtenue par les œuvres. Il affirme aussi la primauté de la Bible face à l’autorité du pape et aux traditions ecclésiastiques.L’explosion s’explique enfin par les moyens de diffusion et les soutiens politiques. L’imprimerie propage rapidement sermons, traductions bibliques et pamphlets. Des princes soutiennent les réformateurs pour renforcer leur autonomie face à Rome. L’Église catholique reconnaît certains abus et engage des réformes, notamment au concile de Trente, sans accepter les doctrines protestantes. Reste alors une question : pourquoi une demande de réforme débouche-t-elle sur une rupture plutôt que sur un changement partagé ?
Autres questions
2.Pourquoi 1517 (Luther) est-il un repère plus “politique” qu’il n’y paraît ?3.Qu’apporte le concile de Trente (1545–1563) : doctrine, discipline, institutions ?4.Que signifie exactement cuius regio, eius religio : qui choisit, et pour qui ?5.Pourquoi les guerres de Religion sont-elles si difficiles à “désamorcer” dans les États européens ?
