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    Question d'oral

    Quel bilan tirer du Second Empire ?

    Réponse d'oral

    Le bilan du Second Empire (1852-1870) est contrasté : Napoléon III modernise profondément la France, mais son régime limite les libertés et s’effondre dans une défaite militaire. Né du coup d’État du 2 décembre 1851, l’Empire repose d’abord sur un pouvoir autoritaire. La presse est surveillée, les opposants sont réprimés et les élections favorisent les candidats officiels. Le suffrage universel masculin est maintenu, mais les plébiscites servent surtout à faire approuver l’empereur. À partir des années 1860, le régime devient progressivement plus libéral : le Parlement gagne du poids et les libertés de presse et de réunion progressent en 1868.
    Sur le plan économique, la modernisation est spectaculaire. Le réseau ferroviaire passe d’environ 3 000 kilomètres en 1852 à 17 000 en 1870. Les banques se développent, l’industrie progresse et le traité commercial franco-britannique de 1860 stimule les échanges. À Paris, Haussmann transforme la ville avec de larges avenues, des égouts et des parcs. Mais ces travaux déplacent aussi des habitants modestes vers les périphéries. La prospérité reste inégalement partagée. Le droit de grève, reconnu en 1864, marque toutefois une avancée sociale importante.
    Enfin, la politique extérieure mêle succès et échecs. La France contribue à l’unification italienne et obtient Nice et la Savoie en 1860, mais l’expédition du Mexique tourne au désastre. La défaite de Sedan, le 2 septembre 1870, entraîne la chute du régime et la proclamation de la République deux jours plus tard. Ce bilan invite à se demander si la prospérité peut durablement compenser l’absence de libertés politiques.