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Question d'oral
Exoplanètes : transit et vitesse radiale, quelles différences ?
Réponse d'oral
Pour détecter des exoplanètes, le transit mesure une baisse de luminosité de l’étoile, tandis que la vitesse radiale mesure le mouvement de cette étoile sous l’effet de l’attraction de la planète. Dans les deux cas, on repère généralement la planète sans la voir directement. Le transit ressemble au passage d’un minuscule disque devant une lampe : si l’orbite est bien alignée avec notre regard, la planète masque une petite partie de l’étoile. La profondeur de cette baisse permet d’estimer le rayon de la planète, à condition de connaître celui de l’étoile. La répétition des passages donne sa période orbitale.La vitesse radiale repose sur une autre idée : la planète attire aussi son étoile, qui avance et recule légèrement par rapport à nous. Ce mouvement décale les raies de sa lumière vers le bleu ou vers le rouge. C’est l’effet Doppler, comparable au changement de hauteur du son d’une sirène qui passe. Cette méthode fournit généralement une masse minimale, car le résultat dépend de l’inclinaison de l’orbite. En 1995, Michel Mayor et Didier Queloz ont ainsi découvert 51 Pegasi b, une planète géante tournant autour de son étoile en environ quatre jours.Ces méthodes sont donc complémentaires. Lorsqu’une planète transite et que sa vitesse radiale est mesurable, on peut déterminer sa masse et son rayon, puis calculer sa densité moyenne. On distingue ainsi mieux une planète rocheuse d’une géante gazeuse. Mais connaître la densité d’un monde lointain suffit-il à comprendre ce qui s’y passe ?
Autres questions
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