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    Question d'oral

    Dans les crises récentes (santé, climat), qu’attend-on des collectivités, et ont-elles les moyens d’agir ?

    Réponse d'oral

    Dans les crises récentes de santé et du climat, on attend des collectivités territoriales qu’elles protègent les habitants et adaptent les réponses aux besoins locaux, mais leurs moyens d’agir restent inégaux. Leur force est la proximité : elles connaissent les quartiers vulnérables, les personnes isolées et les équipements disponibles. Pendant la crise du Covid-19, en 2020, des communes ont distribué des masques et organisé des livraisons de courses aux personnes âgées. Face aux canicules, elles peuvent ouvrir des lieux rafraîchis, végétaliser les cours d’école ou contacter les habitants fragiles inscrits sur leurs registres.
    La décentralisation, renforcée par la loi Defferre du 2 mars 1982, leur donne une autonomie de décision dans leurs domaines de compétence. Les départements interviennent notamment dans l’aide aux personnes âgées ; les régions développent les transports régionaux ; les intercommunalités organisent souvent la gestion de l’eau et des déchets. Mais cette autonomie n’est pas une indépendance. En matière sanitaire, l’État conserve un rôle central. Et les collectivités n’ont ni les mêmes recettes, ni les mêmes équipes techniques. Une petite commune rurale peut ainsi manquer d’ingénieurs pour préparer un projet contre les inondations, même lorsque des aides existent.
    L’enjeu est donc de leur donner des moyens financiers et humains durables, tout en clarifiant qui fait quoi. La proximité ne suffit pas si les responsabilités se multiplient sans ressources adaptées. Inversement, l’État doit garantir la solidarité entre territoires pour que la protection ne dépende pas de la richesse locale. Comment adapter l’action publique à chaque territoire sans affaiblir l’égalité entre citoyens ?