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    Question d'oral

    Kant : comment expliquer simplement l’impératif catégorique et l’idée d’universalisation ?

    Réponse d'oral

    Chez Kant, l’impératif catégorique est une règle morale qui oblige sans condition ; l’universalisation consiste à se demander si la règle de notre action pourrait valoir pour tout le monde. « Catégorique » signifie que le devoir ne dépend ni de nos envies ni d’un avantage attendu. Par exemple, ne pas tromper quelqu’un seulement pour éviter une punition, c’est agir par intérêt. Ne pas le tromper parce que la tromperie est injuste, c’est agir par devoir. Dans les Fondements de la métaphysique des mœurs, publiés en 1785, Kant cherche ainsi un critère moral accessible à la raison de chacun.
    Prenons une situation précise : une personne emprunte de l’argent en promettant de le rendre, alors qu’elle sait déjà qu’elle ne remboursera pas. Sa règle est : « Quand cela m’arrange, je peux faire une fausse promesse. » Pour l’universaliser, il faut imaginer que chacun puisse suivre cette même règle. La promesse perdrait alors sa crédibilité : on chercherait à profiter d’une confiance que notre propre règle rend impossible. Ce n’est donc pas seulement une question de conséquences désagréables. Il s’agit de refuser de s’accorder une exception que l’on ne peut raisonnablement accorder à tous.
    Cette exigence rejoint le respect de la personne : chacun doit être traité comme une fin, jamais simplement comme un outil. Tromper quelqu’un, c’est notamment l’empêcher de décider en connaissance de cause. Mais cette rigueur ouvre une difficulté majeure : que devient le devoir de vérité lorsqu’un mensonge permet de protéger une vie ?