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    Question d'oral

    Que s'est-il passé lors de la crise grecque ?

    Réponse d'oral

    Lors de la crise grecque, la Grèce a perdu la confiance de ses prêteurs et risqué de quitter l’euro, révélant la fragilité d’une monnaie commune sans État ni budget commun puissant. En octobre 2009, le gouvernement de Georges Papandréou annonce que le déficit public est bien supérieur aux chiffres précédemment déclarés. Pour 2009, il sera finalement évalué à environ 15 % du PIB. Les investisseurs craignent que le pays ne rembourse pas sa dette. Ils exigent des intérêts toujours plus élevés, jusqu’à rendre son financement impossible sur les marchés.
    À partir de 2010, les pays de la zone euro et le FMI accordent des prêts d’urgence. En échange, la « troïka » - Commission européenne, BCE et FMI - impose une politique d’austérité : baisse des dépenses publiques, réduction des retraites, hausses d’impôts et réformes. L’objectif est de rétablir les comptes. Mais la récession s’aggrave, le chômage dépasse 27 % en 2013 et le poids de la dette reste écrasant. En 2012, les créanciers privés acceptent pourtant d’effacer une partie importante de leurs créances.
    La crise culmine en 2015. Le Premier ministre Alexis Tsipras organise un référendum : le 5 juillet, 61 % des votants rejettent les conditions proposées par les créanciers. Les banques sont fermées et les retraits limités. Face au risque de Grexit, une sortie de l’euro, Tsipras accepte finalement un troisième plan d’aide assorti de nouvelles mesures d’austérité. La Grèce reste dans l’euro, mais au prix d’un lourd coût social. Peut-on durablement partager une monnaie sans partager davantage les risques et les décisions budgétaires ?