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    Question d'oral

    Les débris spatiaux : enjeu technique ou enjeu de gouvernance mondiale ? Proposez une solution réaliste.

    Réponse d'oral

    Les débris spatiaux sont à la fois un enjeu technique et un enjeu de gouvernance mondiale, car sécuriser les orbites exige des technologies fiables et des règles communes. Ce sont des satellites hors service, des étages de fusées ou des fragments issus de collisions. À environ 28 000 km/h en orbite basse, même un petit objet peut provoquer de graves dégâts. En 2009, la collision entre le satellite américain Iridium 33 et le satellite russe inactif Cosmos 2251 a produit des milliers de fragments. Le danger est celui d’une réaction en chaîne : chaque collision crée de nouveaux projectiles. Cela menace l’ISS, mais aussi les satellites dont dépendent la météo, les communications et la navigation.
    La difficulté n’est donc pas seulement de ramasser ces déchets. Il faut aussi décider qui paie, qui intervient et avec quelle autorisation. Un objet spatial reste sous la juridiction et le contrôle de son État d’immatriculation : une entreprise ne peut pas simplement retirer un satellite étranger sans accord. Une solution réaliste serait de conditionner toute autorisation de lancement à un plan de fin de vie, accompagné d’une garantie financière. En orbite basse, l’opérateur devrait prévoir une rentrée atmosphérique rapide après la mission, en limitant les risques au sol. La garantie financerait une intervention autorisée en cas de défaillance. Les grandes puissances spatiales pourraient harmoniser progressivement cette obligation, tout en partageant leurs données de suivi. Prévenir les nouveaux déchets coûterait généralement moins cher que nettoyer ensuite. L’espace peut-il rester accessible à tous si personne n’assume le coût de sa protection ?