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Question d'oral
Le consommateur est-il responsable de la fast fashion ?
Réponse d'oral
Le consommateur est en partie responsable de la fast fashion, mais il n’est ni son seul moteur ni le seul à pouvoir réduire son impact écologique et social. En achetant souvent des vêtements peu chers, parfois portés quelques fois seulement, il entretient un modèle fondé sur les volumes et le renouvellement permanent. Avec Shein, les nouveautés, les promotions et les vidéos de déballage sur TikTok transforment l’achat en divertissement. Un panier de cinq hauts à quelques euros paraît anodin. Pourtant, leur fabrication consomme des matières premières, de l’eau et de l’énergie, tandis que la pression sur les prix peut se répercuter sur les ouvriers.Mais parler de responsabilité partagée est plus juste que culpabiliser chaque client. Les entreprises choisissent leurs fournisseurs, leurs cadences et leurs méthodes publicitaires. Le consommateur, lui, connaît rarement les conditions réelles de fabrication. Le 24 avril 2013, l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh, a tué plus de 1 100 personnes et révélé les dangers de certaines chaînes de sous-traitance textile. Surtout, les moyens financiers sont inégaux : acheter un vêtement bon marché par nécessité ne revient pas à multiplier les commandes pour suivre chaque tendance. Et un prix élevé ne garantit pas une production exemplaire.Le consommateur garde néanmoins un pouvoir d’action : acheter moins, porter plus longtemps, réparer ou choisir l’occasion lorsque c’est possible. Mais ces gestes doivent être accompagnés de règles publiques et d’engagements vérifiables des marques. La question devient alors : comment rendre la mode durable accessible à tous, plutôt que d’en faire un luxe supplémentaire ?
