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    Question d'oral

    Pourquoi le numerus clausus a-t-il été supprimé ?

    Réponse d'oral

    Le numerus clausus a été supprimé pour former davantage de médecins et mieux répondre aux besoins de santé, notamment dans les déserts médicaux. Instauré en 1971, il fixait chaque année un nombre limité d’étudiants autorisés à poursuivre leurs études de médecine après la première année. Il devait notamment permettre de maîtriser les effectifs et les dépenses de santé. Mais cette limitation a contribué au manque de médecins, alors que la population vieillissait, que les maladies chroniques progressaient et que de nombreux praticiens partaient à la retraite. Elle n’est toutefois pas la seule cause des difficultés d’accès aux soins.
    La loi du 24 juillet 2019 a supprimé ce dispositif, avec une mise en œuvre à la rentrée 2020. Le numerus apertus l’a remplacé : les capacités d’accueil sont désormais déterminées par les universités, en lien avec les agences régionales de santé, selon les besoins des territoires et les moyens de formation. Cela ne signifie donc pas que les études de médecine sont devenues accessibles sans sélection. Pour former plus d’étudiants, il faut aussi des enseignants, des stages et des professionnels disponibles pour les encadrer.
    Cette réforme ne peut produire ses effets qu’à long terme : former un médecin demande environ dix ans. Surtout, augmenter leur nombre ne garantit pas leur installation dans les zones qui en manquent. Par exemple, une commune rurale dont le dernier généraliste part à la retraite ne retrouve pas automatiquement un remplaçant. L’enjeu est donc aussi de rendre l’exercice dans ces territoires plus attractif, notamment grâce aux maisons de santé. Comment garantir, au-delà du nombre de médecins, leur présence là où les patients en ont besoin ?