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    Question d'oral

    Comment reconnaît-on les trois ordres grecs ?

    Réponse d'oral

    On reconnaît les trois ordres grecs, dorique, ionique et corinthien, surtout à la forme du chapiteau, au sommet de la colonne, mais aussi à la base et aux proportions. Un ordre ne désigne donc pas seulement un décor : il organise la colonne et les éléments horizontaux qu’elle porte, appelés entablement. Dans le temple grec, destiné à abriter la statue d’une divinité, cet ensemble donne au bâtiment son rythme et son caractère.
    L’ordre dorique est le plus sobre. La colonne, généralement assez massive, n’a pas de base : elle repose directement sur le niveau supérieur du soubassement. Son chapiteau associe une partie arrondie à une dalle carrée. Au-dessus, la frise alterne des triglyphes, blocs marqués de trois bandes verticales, et des métopes, panneaux parfois sculptés. Le temple d’Héra II à Paestum, construit vers 460-450 avant notre ère, en offre un exemple très bien conservé. L’ordre ionique présente une colonne plus élancée, posée sur une base. Son signe le plus facile à repérer est le chapiteau à volutes : deux spirales évoquant des rouleaux. Sa frise peut former un bandeau sculpté continu, comme à l’Érechthéion d’Athènes, construit entre 421 et 406 avant notre ère.
    L’ordre corinthien, apparu plus tard, se distingue par un chapiteau richement orné de feuilles d’acanthe. La colonne possède également une base et une silhouette élancée. Pour retenir l’essentiel : sobriété dorique, spirales ioniques, feuillage corinthien. Ces formes, reprises par les Romains puis par les architectes européens, invitent à se demander comment quelques détails peuvent traverser les siècles et rester immédiatement reconnaissables.